Palper rouler anti-cellulite

Le palper-rouler est une technique de massage manuel qui vise à dissocier deux enveloppes de notre organisme qui sont souvent intimement accolées :

  1. l'hypoderme : la couche la plus profonde de notre peau, constituée essentiellement de cellules graisseuses
  2. lefascia: la membrane fine et translucide qui enveloppe chacun de nos organes, appelé également aponévrose

Cette fonction mécanique du palper-rouler en a fait la manœuvre de prédilection du traitement de la cellulite. Mais l’intérêt thérapeutique du palper-rouler dépasse de beaucoup le souci esthétique d’un traitement de la cellulite.

La digestion imparfaite est la cause principale de la détérioration progressive de nos cellules graisseuses, les rendant dures, floconneuses et adhérentes à notre fascia. C'est la source principale de la plupart de nos maux ou, du moins, en constitue l'un des facteurs essentiels et déterminants : douleurs, maux de dos, tendinites et toutes les maladies dégénératives.

La pression exercée par nos cellules graisseuses autour des terminaisons nerveuses de notre peau (corpuscules de Pacini) les sensibilise. Elles envoient vers notre moelle épinière des messages d'avertissement de cet état de pression.

Notre moelle épinière répond par un ordre de contraction, adapté au nombre et à l'intensité des messages, aux muscles de la zone d'où proviennent ces messages. C’est un réflexe de protection visant à conserver l’intégrité de la zone comprimée.

Dans la mesure où les graisses sont adhérentes, la pression sur les corpuscules de Pacini est permanente, leurs messages vers la moelle épinière sont permanents et la réponse de la moelle épinière aux muscles est permanente : la contraction devient contracture, c’est à dire que jour et nuit les muscles ne se relâchent plus.

Les nerfs de Golgi, présents dans les tendons des muscles et sensibles à l’étirement, informent alors le cerveau de cette tension. Si le cerveau s’inquiète, il envoie une douleur dans la zone d’où proviennent les informations. Voilà pourquoi nous souffrons surtout des tendons.

La pression permanente, provoquée par les contractures, sur les tissus sous-jacents provoque au fil des années, les dégradations mécaniques, par exemple : l’arthrose pour les articulations ou la hernie discale pour le disque inter- vertébral. Cette évolution est plus ou moins rapide en fonction des facteurs hygiéniques, mécaniques, génétiques et psychologiques.

Les cellules graisseuses transportent vers notre colon tous les déchets de la digestion imparfaite, les toxines, les poisons, les polluants, les métaux lourds et toutes les molécules dangereuses ou inassimilables par notre organisme. Conséquence de la vie "moderne", l’excès d’éléments à transporter provoque la détérioration de nos cellules graisseuses, entraînant le ralentissement ou l’arrêt de leur circulation dans notre organisme et diminuant notre capacité à nettoyer celui-ci.

Nos cellules graisseuses étant également chargées de stocker et de transporter nos cellules souches adultes, le ralentissement de leur circulation diminue également la capacité de notre organisme à se régénérer. Ce phénomène augmente le risque d'apparition des maladies dégénératives. Si nous excluons les maladies infectieuses et virales (dont beaucoup de maladies dégénératives favorisent l'apparition) et quelques maladies rares exclusivement génétiques, toutes les autres maladies sont des maladies dégénératives. Parmi les plus connues, citons l'arthrose, la maladie de Parkinson, le diabète, l'artériosclérose, le cancer, la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, etc... La fluidité de nos cellules graisseuses est la seule vraie prévention des maladies.